Pour des chiens de qualité, sains, au caractère équilibré. Contre les fabricants de chiens et les trafiquants qui jouent avec nos sentiments tout en infligeant des traitements inhumains à nos fidèles compagnons.

Un bon départ dans la vie
Les soins et l’attention que l’éleveur consacre au chiot dans ses premières semaines conditionnent sa santé et son caractère sa vie durant. Un chien sain et équilibré s’achète chez un éleveur sérieux.

Le scandale du trafic de chiens
Dans différents pays d’Europe, même dans ceux qui nous entourent, on trouve des élevages de chiens en batterie, qui ne sont soumis à aucun contrôle. Les femelles mettent bas deux fois l’an jusqu’à ce que mort s’ensuive, dans des conditions d’hygiène déplorables, sans jamais sortir de leur cachot. Les chiots sont vendus en Suisse, parfois à vil prix, mais parfois cher. On en trouve aussi dans les “animaleries”, magasins où des chiots sont en vitrine, dans les pays voisins, et chez de soi-disant éleveurs à proximité de nos frontières. Ceux qui achètent un chien aux origines obscures et non certifiées par la SCS favorisent ce trafic, même s’ils le font par pitié. Ces chiots sont souvent de santé déficiente, avec un caractère perturbé. A qui le propriétaire s’adressera-t-il pour un conseil ou en cas de problème ?

Un corniaud a-t-il une meilleure santé qu’un chien de race ?
C’est une légende. Chez le chien de race, on connaît les maladies susceptibles de l’affecter et on s’efforce de les éradiquer par la sélection. Chez le corniaud, si sympathique soit-il, c’est le hasard qui joue et il ne fait pas toujours bien les choses.

Un chiot avec pedigree est-il plus cher qu’un chien sans papiers ?
Pas toujours, mais souvent, et c’est normal ! Ce ne sont pas les papiers qui coûtent, mais les frais engendrés par le respect des règles imposées pour le bien-être du chien (temps consacré aux chiots, espace, équipement, limitation des portées). L’examen de sélection, les examens vétérinaires obligatoires, le contrôle de l’élevage, tout cela a un coût, mais c’est pour le bien des chiots, afin qu’ils jouissent de la meilleure santé possible, d’un caractère équilibré, et qu’ils présentent à un haut degré les caractéristiques de la race. Choisir un tel chiot est une garantie pour le futur propriétaire. La différence de prix entre un chien avec pedigree SCS et un chien sans papiers est un investissement rentable. Il n’y a pas de miracle : les chiens vendus à bas prix ne peuvent jamais offrir les mêmes garanties.

“Pure race” ou “parents avec pedigree”
Méfiez-vous : c’est le chiot lui-même qui doit avoir un pedigree SCS. S’il ne l’a pas, c’est probablement parce que ses parents, même s’ils ont un pedigree, n’ont pas réussi l’examen de sélection d’élevage. Cela peut cacher de graves tares héréditaires, de santé ou de comportement.

Il y a pedigree et pedigree !
Le pedigree SCS (à ne pas confondre avec le carnet de vaccination) atteste l’origine et la filiation du chien, et que les prescriptions d’élevage ont été respectées. C’est une véritable carte d’identité et une AOC (attestation d’origine contrôlée). Le prestige du pedigree a suscité des contrefaçons. Le seul pedigree authentique, qui certifie le respect des règles d’élevage avec des contrôles, doit porter la mention FCI (Fédération cynologique internationale),

avec le logo suivant :
Les pedigrees suisses porteront aussi l’emblème de la SCS
(Société cynologique suisse) :

Le pedigree est un document protégé. Sa falsification est punissable. Contrairement à ce qu’affirment les vendeurs de chiens sans pedigree, ce document n’est pas onéreux : moins de 50 francs. Ce qui revient cher, c’est de respecter les prescriptions d’élevage et de s’occuper correctement des chiots.

 Source : Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race – ARECR – www.chien.ch